Les profils non remplacés, un piège silencieux pour notre club

Publié le 30 janvier 2024 à 15:29

Nous sommes là pour faire un point sur l'ASSE, actuellement dixième du championnat de Ligue 2 et qui peine à remonter au classement pour viser une montée en Ligue 1. L'article que vous allez lire vise à mettre en lumière l'une des raisons qui poussent le club dans une mauvaise direction, presque même à sous-performer en championnat depuis la relégation en deuxième division le 29 mai 2022.

En ce 30 janvier, en fin de mercato, nous aimerions aborder un sujet rarement évoqué, bien que crucial.

Notre club présente certes des visages contrastés, et on pourrait en faire de différentes analyses, mais il y a un aspect bien visible que nous avons tendance à négliger ou oublier. En réalité, l'une des choses qui peut faire basculer une saison vers le fiasco est le non-remplacement de certains profils, un domaine dans lequel le club semble s'être spécialisé.

Sans remonter à une décennie, nous pouvons facilement citer des profils que le club n'a jamais réussi à remplacer. Ces profils mentionnés ont été pointés du doigt comme étant responsables de la descente du club en deuxième division du championnat français. 


Le premier est à l'origine de notre faiblesse défensive.

Le départ de Loïc Perrin a été un véritable coup dur. Bien que Harold Moukoudi ait été vu par beaucoup comme "un successeur naturel" de notre capitaine, la pression a été trop forte. Les purs stoppeurs capables de gérer l'alignement défensif et d'influencer le jeu intellectuellement ne sont pas légion. L'explication la plus rationnelle est peut-être que la direction n'a pas anticipé son départ.


Le deuxième s'inscrit dans la lignée du départ de Loïc.

L'âme de leader de Mathieu Debuchy a beaucoup apporté après le départ de notre "Capi". Il a été longtemps l'arbre qui cachait la montagne de lacunes défensives, et son départ pour des raisons salariales a porté un coup non seulement à l'effectif en place, mais aussi à un profil qui combinait apport défensif et offensif, un vide difficile à combler. Yvann Maçon aurait pu le remplacer, mais le mental de Mathieu est difficile à égaler.


Le troisième joueur peut faire dresser les poils selon certains supporters.

Bien que n'étant pas le joueur le plus élégant sur le terrain, Mahdi Camara avait une combativité et une volonté qui faisaient de lui un élément indispensable devant la défense. Mahdi n'a jamais triché, il a toujours mouillé le maillot.


Enfin, le quatrième a mis du temps à être accepté.

Bien que buteur de formation, Jean-Philippe Krasso avait un style tellement créatif qu'il procurait du plaisir même lorsque l'équipe perdait. Pourtant, le fait que le joueur soit à l'origine du choix de Claude Puel a rendu difficile son acceptation par les supporters, une tendance persistante aujourd'hui envers certains joueurs talentueux mais malchanceux avec leurs entraîneurs.

Bien sûr, nous aurions pu parler de Yann M'Vila, de Rémy Cabella, même si le joueur lui-même a tenté de se remplacer par Ryad Boudebouz, ou encore du profil de Robert Beric qui était un vrai renard.

Le déclin se trouve à bien des niveaux, et même si on ne peut s'appuyer sur le profil d'un joueur, bien souvent, il suffit de peu pour voir le château de cartes s'écrouler. Et sans vrai investissement, il est donc plus difficile de trouver des profils capables d'assurer une transition réussie.

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